Mais lesbien raisonnable…J’avoue, j’ai 54 ans au moment des faits, dans ma tĂŞte j’ai toujours 20 ans. « 12 ans », me dit ma femme qui espionne au-dessus de mon Ă©paule. Bref je suis un teenager un peu dĂ©garni. »Très dĂ©garni, surtout sur l’arrière », me dit ma femme en tapotant ma tonsure. Mais les cheveux qui subsistent sont roux et ne grisonnent pas au grand dam de mes confrères.Après avoir exercĂ© plusieurs mĂ©tiers liĂ©s Ă l’aĂ©ronautique, j’ai crĂ©Ă© un entreprise et l’ai vendue 22 ans après, juste AVANT d’avoir fait fortune. La bourse, pas la couille, Ă laquelle j’ai confiĂ© une partie de mes Ă©conomies, me permet de m’appauvrir rapidement, sans rien faire, sans mĂŞme devoir faire les fabuleux voyages dont j’ai toujours rĂŞvĂ©. »Heureusement que je me suis mise Ă travailler », me dit ma femme qui lit toujours par dessus mon Ă©paule. Je crains que nous ayons Ă supporter ses sarcasmes jusqu’au bout. « Pas sarcasmes, lucidité », dit-elle, l’un n’empĂŞche pas l’autre.Finissons en avec l’âge. J’ai l’impression qu’une partie des auteurs de REVEBEBE sont très jeunes, surtout si on en juge par leur orthographe et leurs facultĂ©s de rĂ©cupĂ©ration, et que pour eux, un quinquagĂ©naire soit très vieux. Moi-mĂŞme quand je vois mon âge Ă©crit, ou ma date de naissance (1948), j’ai l’impression qu’il s’agit de quelqu’un d’autre. Et je dois avouer que les auteurs Ă©rotiques de plus de 40 ans m’apparaĂ®ssent comme de vieux dĂ©goĂ»tants.Les femmes ne me font pas cet effet, c’est drĂ´le ça.Donc, tout en assistant, sur l’Internet, Ă la fonte de mon capital, j’ai dĂ©couvert par hasard REVEBEBE. « Sur la dernière encyclique du pape, t-y-es tombĂ© par hasard, pas sur REVEBEBE ! »,me suce-sĂ»re ma femme qui n’a pas tout Ă fait tort. Disons que c’est en associant par erreur les deux sĂ©ries de lettres qui composent SEXE et GRATUIT, que par hasard, je suis arrive sur REVEBEBE.Donc, j’ai cinquante ans et plus et j’ai Ă©tĂ© pendant une vingtaine d’annĂ©es chef d’une entreprise modeste. « Modeste, l’entreprise », tient Ă prĂ©ciser ma femme inutilement. Vous avez dĂ©jĂ vu un chef modeste, vous ? Et je dois dire que j’aime beaucoup ce site pour tout un tas de raisons que je ne dĂ©veloppe pas ici de peur de heurter la modestie de ses crĂ©ateurs.Aujourd’hui je voudrais simplement Ă©voquer le plaisir que j’ai Ă retrouver des Ă©mois que j’avais oubliĂ©s depuis longtemps. Ça me rappelle l’émotion que j’avais Ă dĂ©couvrir des textes Ă©rotiques Ă une Ă©poque oĂą la censure Ă©tait encore de règle. Une Ă©poque oĂą l’imagination venait enrichir les lectures troublantes. L’ére de l’avant porno.Après avoir lu, d’une main une centaine de texte de qualitĂ© inĂ©gale, « Sans les mains », me dit ma femme, je suis pris d’une irrĂ©pressible gonhorrĂ©e d’écriture « LoghorrĂ©e », me dit ma femme qui veut toujours avoir raison ; exceptĂ© pour les mains car je suis bien obligĂ© de manipuler ma souris. De l’ordinateur.Alors je m’essaie Ă ordonner une sĂ©rie de fantasmes rĂ©curants « rĂ©currents », me dit ma femme qui ne va pas tarder Ă partir faire les courses. Le texte y perdra en prĂ©cision mais il y gagnera certainement en fluiditĂ©.J’ai dĂ©cidĂ© de rĂ©diger ce petit billet d’humeur pour me prĂ©senter en laissant libre cours Ă ma verve naturelle (Non! je vous vois venir, mais le jeu de mots est trop facile)Me consacrant, pour l’instant, Ă des rĂ©cits de domination plutĂ´t psychologique, dans le but d’amener le lectorat Ă©ventuel Ă un degrĂ© d’excitation proche du mien, mon ambition est de donner Ă mes textes un ton apte Ă crĂ©er l’atmosphère Ă©rotique propice. Je crains que les rĂ©flexions impertinentes de ma compagne, partie faire les courses, viendraient rompre la montĂ©e du dĂ©sir. (Bien sĂ»r tout avis Ă ce sujet m’intĂ©resse). Bref, je ne peux pas bander en rigolant.Je profite de son absence pour vous livrer quelque dĂ©tails intimes.J’aime les femmes, la FEMME, depuis toujours. Ma mère me rappelait que dĂ©jĂ tout petit (3 ans)je n’arrivais pas Ă dĂ©tacher les yeux des jolies femmes, cette indiscrĂ©tion qui la gĂŞnait et faisait naĂ®tre en elle un sentiment de jalousie qui explique certainement l’incomprĂ©hension qui envenime encore nos relations aujourd’hui.Je reste fascinĂ© par un beau visage et ne peux m’empĂŞcher de chercher Ă plonger mon regard dans les yeux qui l’animent, avec le but inconscient de dĂ©couvrir son ses pensĂ©es peut-ĂŞtre mĂŞme son âme (Et si lĂ je partais brusquement dans un dĂ©lire en rapport avec la controverse de Valadolid, on me prendrait pour un macho pĂ©dant ?). Ça a toujours eu le chic pour contrarier mes compagnes, Ă qui rien n’a jamais Ă©chappĂ©. Je leur en demande pardon.De plus la psychologie des femmes m’est longtemps demeurĂ©e totalement Ă©trangère, j’ai toujours Ă©tĂ© incapable de prĂ©voir leurs rĂ©actions, qui m’apparaĂ®ssent aussi imprĂ©visibles que celles de ces chats dont ne sait jamais s’ils vont vous lancer un coup de griffe ou se mettre Ă ronronner quand on approche la main pour les caresser.Rien n’est plus harmonieux qu’un corps de femme, mĂŞme le mien et je ne me lasse pas de les contempler. J’en ai connu beaucoup – connu pas sĂ©duit – et chacune m’a donnĂ© Ă©normĂ©ment.Une de mes amantes, bi-sexuelle, m’avait introduit, contre leur grĂ© au dĂ©but, dans un groupe de lesbiennes – le fantasme de tous les mecs, mais faut pas rĂŞver – J’vais fini par ĂŞtre en sympathie avec quelques unes, tout en jouant mon rĂ´le de macho de service. Elles m’ont fait faire de grands progrès dans la connaissance de l’âme fĂ©minine, car les lesbiennes ont une identitĂ© fĂ©minine exacerbĂ©e, avec une authentique sexualitĂ© de femme. La plupart des hĂ©tĂ©rotes se rĂ©signent souvent Ă adapter leurs comportements sur celui des mâles. Alors elles refoulent leur besoin de tendresse et ignorent leur aptitude Ă joir sans limites. Beaucoup en arrivent Ă perdre tout intĂ©rĂŞt pour le sexe. Alors qu’entre les mains d’une femme expĂ©rimentĂ©es elles auraient pu devenir de formidables salopes.Note : pour moi une salope est une femme qui aime autant le sexe que moi et qui ne s’en cache pas plus que moi. Je rĂ©serve cet adjectif aux activitĂ©s lit-bidineuses.J’ai donc dĂ©cidĂ© de devenir, lesbien, pour avoir le bonheur de regarder le visage extatique de ma belle quand elle connaĂ®t l’orgasme. Dans ces prĂ©cieux instants je suis aux anges, comme un musicien dont l’instrument se met Ă rĂ©pandre une mĂ©lodie divine.Les textes publiĂ©s sur REVEBEBE, confirment mon opinion. Comparez un texte lesbien (Ă©crit par une femme), Ă un texte hĂ©tĂ©ro (Ă©crit par un homme), le premier traite aux trois quarts de l’approche et de contacts apparemment anodins, frĂ´lements, regards, bisous, gestes tendres. La description purement sexuelle est traitĂ©e en quelques lignes. La plus grande part est donnĂ©e Ă l’émoi. (Allez moi). Alors que les hommes ont dĂ©jĂ le gourdin Ă la main dès le premier paragraphe.Le plus paradoxal est qu’un câlin entre femmes dure dans la rĂ©alitĂ© beaucoup plus longtemps qu’un coĂŻt hĂ©tĂ©rosexuel car ce dernier est gĂ©nĂ©ralement conditionnĂ© par l’aptitude qu’a l’homme Ă le faire durer et Ă sa facultĂ© d’adapter les variations de son dĂ©sir Ă celles de sa partenaire.La femme est une zone Ă©rogène, alors que chez nous c’est plus localisĂ©. Les couples gays, n’ont pas de problème de coordination et sont en majoritĂ© très sexuels. Les lesbiennes sont des femmes qui refusent de sacrifier 80% de leur potentiel sexuel.En prenant de l’âge ma libido a Ă©voluĂ© et ma capacitĂ© de rĂ©cupĂ©ration a diminuĂ©, alors que celle des femmes me demeure illimitĂ©e. Mais comme j’aime toujours autant passer des journĂ©es entières Ă faire l’amour, je me consacre davantage Ă ma bien aimĂ©e.C’est tout simplement ce que je veux exprimer quand je dis que je deviens lesbienne. « Oui mais une lesbienne avec des grosses couilles et une grosse bitte alors ! » ça-y-est elle est revenue.C’est vrai, mais pour les premières ça ne sert pas Ă grand chose, sinon peut-ĂŞtre a venir taper contre les lèvres de ma bie-aimĂ©e quand on s’offre une levrette ou Ă lui assurer une meilleure prise quand après un orgasme elle veut me garder en elle malgrĂ© la dĂ©bandade qui suit.Par ma mère je suis issu d’une famille d’éleveurs de moutons du Berry et je crois devoir ces glandes disproportionnĂ©es Ă un phĂ©nomème de mimĂ©tisme inattendu ou peut ĂŞtre Ă une aiĂ«ule zoophile ? Ceux qui ont dĂ©jĂ vu des bĂ©liers de concours me comprendront, je suggère aux autres de visiter le prochain salon d’agriculture.(un bĂ©lier se regarde de l’arrière).En ce qui concerne ma partie Ă©rectile « De moins en moins » ma femme est bien lĂ et elle suit, je ne suis pas convaicu que ça procure Ă la bĂ©nĂ©ficiaire (la victime?) un plaisir autre que visuel ou manuel. Je crois en tout cas que ça limite la durĂ©e des fellations dont on essaie parfois de me gratifier, car sans un entraĂ®nement rĂ©gulier les muscles de la mâchoire anormalement distendus Ă©prouvent rapidement une douleur aigĂĽe et il faut alors surseoir de toute urgence avant qu’une crampe brutale ne transforme violemment une bouche jusque lĂ fort acceuillante en un couperet qui pourrait se rĂ©vĂ©ler fatal pour une partie de mon individu Ă laquelle je dĂ©sire rester solidaire.A une pĂ©riode de ma vie je visitais volontiers les travestis, qui n’abandonnent jamais un entraĂ®nement qui constitue leur fond de commerce, et la bouche d’un homme est gĂ©nĂ©ralement plus grande que celle d’une femme, mĂŞme quand cette dernière a une grande gueule.Je n’évoquerai pas les rĂ©ticences qui me sont opposĂ©es lorsque l’envie me prend de m’introduire dans un orifice Ă©troit que Dieu a destinĂ© Ă un tout autre usage.En utilisation normale, bien que les muscles du vagin jouissent d’une souplesse Ă©tonnante, je ne suis pas certain que le plaisir provoquĂ© par une grosse verge dĂ©passe celui d’un organe standard, pourvu que ce dernier soit bien raide. Chacun de nous a dĂ©jĂ constatĂ© qu’un simple doigt adroitement enfilĂ© et bien manoeuvrĂ© pouvait fournir un orgasme de bon aloi.Un copain, un peu moins pourvu, me confiait rĂ©cemment qu’un brin d’herbe introduit dans une narine dĂ©clenche plus sĂ»rement un Ă©ternuement qu’un gros doigt qui remplit toute la cavitĂ© nasale. Je ne sais pas si on peut comparer, mais pour le nez, mon copain a raison. Ma femme opine.Je dois ajouter que depuis toujours ça m’a valu des quolibets du style : « Tu mets du coton pour gonfler ton slip ? » ou encore le surnom de Babar l’élĂ©phant, cause, certainement, de la trompe.Qu’on se rassure, je ne fais pas de complexes et je crois qu’on peut m’aimer malgrĂ© la taille de mon pĂ©nis. Le regard reconnaissant que m’adresse ma femme me confirme dans cette opinion.Je vais vous laisser, car je crois qu’elle voudrait se rendre compte de-baisu si je ne me suis pas trop vantĂ©. Sa main Ă©loquente discute avec une partie de moi, qui n’en fait souvent qu’à sa tĂŞte.J’y vais, nous vivons une lune de miel depuis cinq ans, nous nous sommes trouvĂ©s, aussi salope l’une que l’un, et je souhaite Ă tous de connaĂ®tre la mĂŞme fusion que nous. Ça existe, nous avons mis un-demi siècle Ă nous trouver.Un proverbe hollandais dit : Tout petit pot a son couvercle.