Évolution. Bonjour. Je me présente, mon nom est Vice caché, je suis une femme de 32 ans, j’ai trois enfants et j’ai vécu en couple pendant douze ans avec le père de mes enfants. Jusqu’à maintenant, tout cela est parfaitement normal, rien d’extraordinaire là-dedans. Le problème c’est que je suis quelqu’un de très inquiète, en tout cas c’est ce que je croyais jusqu’à tout récemment. En fait, c’est ce que les spécialistes appellent « l’anxiété sociale », une très pompeuse expression pour dire tout simplement que j’ai tout le temps peur : j’ai peur de croiser un inconnu dans la rue, j’ai peur de ne pas trouver les bons mots pour parler à quelqu’un, j’ai peur de déplaire, j’ai peur de passer pour une snob parce que j’ai peur d’entrer en contact avec quelqu’un, j’ai peur, j’ai peur, j’ai peur… Ouf ! Ça soulage de le dire, c’est pourquoi que lorsque j’ai rencontré Stéphane, quand j’avais 18 ans, je me suis jetée la tête la première dans cette relation. Comprenez-moi : j’étais tellement excitée qu’un garçon me trouve jolie, qu’un garçon me trouve intéressante, qu’un garçon puisse vouloir passer du temps avec moi, que j’ai craqué. Mais à ma décharge, j’aimerais ajouter que c’était une période de ma vie assez pénible, je venais tout juste de quitter mes parents après une violente dispute avec mon père, mon père qui d’un seul mot pouvait poignarder, qui d’une seule phrase pouvait enfoncer quelqu’un sous terre, qui s’énervait à la moindre petite offense, et qui faisait en de rares occasions preuve de violence physique à mon égard. Et malheureusement, cette fois-ci, ce fut le cas. Je me suis donc réfugiée chez une amie où ses parents m’ont accueillie à bras ouverts…pendant deux semaines environ. Je faisais de « l’incrustation ». Bien vite, cette présence étrangère que j’imposais à leur vie leur est devenue intolérable et ils me l’ont fait sentir gentiment à maintes occasions. Je devais trouver un appartement au plus vite, mais j’avais peur, je ne travaillais pas et j’avais peur de ne pas m’en sortir seule. Et puis Stéphane est arrivé : il me trouvait belle, il me serrait dans ses bras, il m’embrassait, il me caressait, il faisait glisser ses doigts sur mes cuisses, sur mon ventre, ma poitrine, mes seins et moi j’étais complètement enivrée par cette chaleur qui m’envahissait, par cette douce euphorie qui accompagne le bonheur que je croyais enfin avoir trouvé. Alors quand il m’a proposé de venir vivre chez ses parents avec lui, j’ai très vite accepté, je voulais continuer à explorer ces sensations qu’il avait éveillées en moi et puis par la même occasion, je retardais l’inévitable point de départ de mon indépendance. Je sais bien que c’est ce que la plupart des personnes recherchent dans la vie, l’indépendance, la liberté, le contrôle sur sa propre vie, quoi ! Mais moi ça me faisait peur, moi j’étais paniquée juste à cette idée. Pendant un certain temps on s’est amusés, on s’est embrassés à profusion, on a exploré notre sexualité… Moi à genoux devant lui, prenant son membre entre mes mains tremblantes, je m’essayais à la masturbation, c’était une drôle de sensation d’avoir ce pouvoir sur quelqu’un : le pouvoir de procurer du plaisir à un autre. Je faisais glisser ma main sur son membre de haut en bas, lentement, juste pour le taquiner ; puis j’accélérais la cadence, je prenais ses testicules entre les doigts d’un mon autre main, je m’amusais à jouer avec délicatement, et surtout, je le regardais, j’adorais voir les réactions de plaisir sur son visage, sa bouche entrouverte qui laissait échapper des cris de jouissance. J’étais intoxiquée par ce pouvoir que j’avais sur lui…plutôt paradoxal, dans mon cas. Peu de temps après, je me suis essayée à ma première fellation. C’est spécial, la première fois. Certains vont sûrement se demander ce qu’elle veut dire par spécial. Eh bien, je veux dire que ce n’était pas vraiment dans mes habitudes de lécher de la peau, d’avoir le goût d’un autre dans ma bouche et de batailler avec des poils pubiens si je laissais glisser ma langue jusqu’à ses testicules : c’était bizarre ! Mais lorsque je l’ai pris entre mes lèvres, là c’était une toute autre histoire, wow ! Tout de suite je l’ai senti frémir de tout son corps et quand j’ai commencé à bouger, à glisser ma bouche le long de son pénis, ses réactions étaient tellement vives, c’était génial. C’était aussi assez surprenant la vitesse à laquelle son membre grossit et durcit à l’intérieur de ma bouche, mais là encore j’étais assez fière parce que c’était grâce à moi. Le seul hic, ce fut le haut-le-coeur quand j’ai voulu l’engouffrer plus profondément dans ma gorge et que son bassin émit de légers soubresauts… « Ok, ma fille, relax, tu ne vas pas abandonner ! », me dis-je. Alors j’ai détendu les muscles de ma gorge et j’ai continué malgré le léger inconfort qui persistait. Et ça a marché. J’étais toujours en train de l’observer et je réglais ma vitesse sur les réactions de son corps et de son visage, j’adorais le faire jouir. Et puis, si le fait de le garder en bouche pendant qu’il éjaculait pouvait lui faire perdre la tête, c’est ce que je faisais, même si je recrachais ensuite le tout dans un kleenex. Je n’ai jamais pu me résoudre à avaler, je n’étais vraiment pas fanatique de ce goût âcre qui m’arrivait dans la bouche. Mais si ça pouvait me permettre de parvenir à mon but qui était de lui faire perdre tout contrôle à lui, qu’à cela ne tienne, si c’était efficace, alors pourquoi pas, j’étais prête à tout. Après ce fut à son tour de s’essayer à un cunnilingus. Cunnilingus, quel mot horrible, fellation au moins c’est un mot qui glisse bien sur la langue, masturbation aussi, ce sont tous des mots qui coulent naturellement dans la bouche, mais cunnilingus, c’est atroce, il me semble qu’ils auraient pu se forcer plus que ça. En tout cas, je disais donc qu’après plusieurs hésitations, il s’essaya à un cunnilingus, je dis hésitations parce que lui il avait l’air de trouver ça plus normal de se laisser faire une fellation ! Hé ! Ho ! C’est pas parce qu’on n’est pas des hommes qu’on a pas de désirs, qu’on n’a pas d’envies ou d’attentes sexuelles, on n’est pas juste un trou qui sert à soulager ces messieurs. Désolée, je suis vulgaire là, je m’en excuse. Bon, où j’en étais là, ah oui ! Il s’apprêtait à me faire un cunnilingus, il m’écarta gentiment les jambes et se pencha sur moi, je sentais son souffle chaud sur mon sexe et j’étais nerveuse après tout, j’étais la seule qui s’occupait de cette partie de mon anatomie et puis j’étais excitée aussi, curieuse de découvrir ces nouvelles sensations. Et je ne fus pas déçue, sa langue sur mon sexe me fit l’effet d’un choc électrique, je laissai échapper un gémissement de surprise et je sentis mes orteils se recroqueviller, c’était de loin la meilleure sensation que j’avais connue jusqu’à présent, sa langue qui se promenait sur mon sexe, qui chatouillait mon clitoris et sa bouche qui l’aspirait, c’était quasiment trop, je sentais mon corps bouillir, la tête me tournait, c’était spectaculaire…J’ai connu plusieurs orgasmes de cette façon. Puis vint le jour tant attendu de l’acte. Nous avons fait l’amour pour la première fois dans sa chambre, au deuxième étage de la maison de ses parents, lorsque ceux-ci étaient sortis. Ça n’a pas vraiment été le feu d’artifice auquel je m’attendais, on a dû s’y reprendre à plusieurs fois pour la pénétration, je me raidissais et me contractais à chaque tentative, et lui il perdait sa concentration…et son érection. Ça fait mal ! Personne ne m’avait dit que ça faisait mal comme ça, on ne lit pas ça dans les romans à l’eau de rose et on ne voit pas ça à la télé, si ça avait été le cas, je me serais mieux préparée. Il s’emportait contre moi, comme si je faisais exprès d’avoir mal ! On a tout de même fini par y arriver et après quelques doux va-et-vient qui s’accélérèrent au fil de notre danse amoureuse, je finis par ressentir une certaine jouissance, malgré une légère douleur qui persistait toujours. Découverte : faire l’amour, ça donne faim. Après cette première fois, on est descendu se faire un snack et le goût de la nourriture dans ma bouche était tout simplement jouissif. On aurait dit que le sexe excitait aussi les papilles gustatives. Et puis un jour nous avons loué un film porno et nous avons découvert le 69, ce fut une révélation pour nous ; en effet, quelle façon efficace d’effectuer les préliminaires avant de pouvoir passer à l’acte. Au début je trouvais ça excitant moi aussi, sentir sa langue explorer ma chatte (ça fait un peu vulgaire comme mot je trouve) pendant que moi je m’activais à pomper son pénis. Mais pour moi, il y avait deux points négatifs : premièrement, je ne pouvais plus voir les réactions sur son visage, je ne deviens pas folle juste en regardant un pénis moi, ce que j’aime ce sont les réactions que je peux provoquer et deuxième point, je n’arrivais plus à l’orgasme. En effet, dès qu’il était trop près de jouir, on arrêtait là et on commençait la pénétration, le problème c’est que c’était toujours avant moi. Faut croire que j’étais trop bonne ! Et comble de malheur, c’est vite devenu le préliminaire par excellence, la routine quoi. Au début au moins, il s’occupait plus de moi, il me faisait des cunnilingus (je suis bien obligée d’utiliser le mot), il me caressait les seins, il suçait leurs pointes, il promenait sa langue et ses mains doucement sur mon corps, son souffle me faisait frissonner, bref il s’occupait de moi, ce n’était pas simplement l’assouvissement d’un besoin physique. Bien sûr j’aurais pu lui dire, le guider, lui faire savoir mes préférences, mais j’avais peur, j’avais peur d’être rejetée si je me montrait insatisfaite, j’avais peur d’être ridicule en parlant de sexe, j’avais peur de me montrer trop cochonne et puis je ne me sentais pas à l’aise pour parler de ces choses-là, en tout cas, pas avec lui. Les orgasmes par pénétration ont été quasiment inexistants dans ma vie. C’est aussi à cette époque que je me suis masturbée pour la première fois. En effet, les fois où il ne s’endormait pas à mes côtés, il se levait et allait rejoindre son véritable amour, son ordinateur. Alors moi, je glissais mes doigts dans ma bouche jusqu’à ce qu’ils soient luisants de salive et je faisais glisser mes doigts à l’intérieur de mon sexe, puis je massais doucement mon clitoris, j’insérais un doigt à l’intérieur de moi, puis un ou deux autres en effectuant de grands allers-retours langoureux, tout en continuant à stimuler mon clitoris, jusqu’à atteindre l’orgasme tant attendu. Des fois, il m’arrivait encore assez souvent de lui faire une fellation, je n’étais vraiment pas prête à perdre ce pouvoir sur lui. Car il faut bien le dire, lors de la pénétration, c’est lui qui faisait le travail. Lorsque je donnais des coups de bassin pour le rejoindre, il retenait mon corps contre le lit, je n’ai jamais compris pourquoi, pourtant il me semble que faire l’amour c’est de laisser nos corps se rejoindre, attirés comme deux aimants, pour ne plus former qu’un seul corps, je suis peut être trop romantique. C’est sûr qu’il y a toujours la position de la cavalière, mais je dois avouer qu’à mes débuts, je n’étais pas très douée, ce galop ne me venait vraiment pas naturellement. Nous étions tous les deux étudiants et une routine s’est installée pendant environ trois ans, école et sexe. Jusqu’à ce qu’un accident ne survienne. Accident, quelle façon cruelle d’appeler un enfant à naître, mais c’est le nom qu’on donne aux naissances non préméditées et c’était le cas à ce moment-là. Je prenais la pilule, mais le dosage qu’elle contenait n’était plus assez puissant pour moi, en tout cas c’est ce que le médecin m’a expliqué. J’ai été paniquée, je n’avais encore rien fait de ma vie et je voyais l’espoir d’accomplir quelque chose s’effondrer devant moi. Stéphane m’a rassurée, il m’a dit qu’on allait s’en sortir, c’était sa dernière session et il commencerait à travailler bientôt, il était déjà en stage et ça allait bien se passer. Je ne l’ai jamais regretté. Alexandre c’est ma tête de mule, mon curieux, mon petit effronté, ma petite crapule à moi. On s’est donc installés en appartement et une nouvelle routine s’est installée : travail, sexe, enfant pour lui et ménage, cuisine, sexe et enfant pour moi. Ses baisers n’étaient plus jamais spontanés, ils contenaient maintenant un message qui voulait dire : je veux du sexe. Et mes baisers à moi aussi, semblaient contenir pour lui le même message. Écoutez-moi, j’aimais bien la jouissance que ça m’apportait, mais j’avais aussi besoin de tendresse. Et puis c’était encore et toujours le même préliminaire…Je te suce, tu me suces, le premier qui jouira aura une tapette ! Après un peu plus de deux ans de ce manège vint la naissance de mon second enfant Benoît, celui-ci était prévu, nous voulions donner un frère ou une soeur à Alexandre, Benoît lui, c’est celui que tout le monde trouve attachant, c’est mon enfant câlin, mon sensible, mon petit pleurnicheur. Pendant environ quatre ans, on a continué ainsi cette routine entrecoupée de divers événements de grande ou moindre importance. Ensuite, nous nous sommes préparés à emménager dans notre première maison, la vie en appartement et tous les problèmes qui s’y rattachaient nous pesaient trop et puis j’avais toujours voulu avoir une maison avec une piscine, c’était mon rêve de petite fille. Pendant un temps, ça a été de nouveau génial comme au tout début, le fait d’avoir notre maison nous grisait complètement, toute la famille était fanatique de baignade et puis une nuit nous avons essayé l’amour dans la piscine, c’était fantastique! Sentir son membre chaud pénétrer en moi pendant que le reste de mon corps baignait dans une eau fraîche, le martèlement de son membre en moi accompagné par la pression de l’eau me semblait tellement naturel, mon corps que je retenais, les doigts accrochés au bord de la piscine flottait au rythme des vagues et des coups de mon amant. Mais avec la fin de l’été, vint l’automne et avec l’automne vint la première année primaire de mon plus grand. L’enfer. Mon Alex n’aimait pas du tout l’école, il n’aimait pas son professeur, n’aimait pas les enfants de sa classe et les apprentissages scolaires étaient difficiles pour lui, en plus de ça, il était harcelé par les autres enfants, il était découragé et il reportait ses frustrations à la maison, sur moi, il m’insultait et me frappait. Et Stéphane pendant ce temps là ne me soutenait pas, il se contentait de crier après quand il avait dépassé les bornes et ensuite retournait bien vite à son ordinateur chéri, je serais même tentée d’écrire chérie, puisque c’était ma principale rivale. Nous étions devenus pour lui, une famille maudite et bien sûr, lui, n’en faisait pas partie. C’est à ce moment que je me suis éloignée, j’étais au bord de la crise de nerfs, le sexe était tellement rare, que c’était devenu pour moi, une corvée que l’on doit accomplir, parce que c’est ce que les couples normaux font. Et puis c’était tellement mécanique que je me prenais à chanter dans ma tête la chanson de Gainsbourg :« Je vais et je viens entre tes reins,Je vais et je viens entre tes reins,Et je me retiens,Je t’aime, moi non plus. » C’était exactement comme ça que je me sentais, plus aimée du tout, j’avais l’impression d’être utilisée comme un outil que l’on range lorsqu’on en a fini avec lui, et même le faire jouir ne me faisait plus vibrer comme avant. À cette époque, j’ai commencé à me réfugier dans l’imaginaire des contes érotiques et la masturbation est devenue de plus en plus fréquente, ne serait-ce que pour m’endormir sans pleurer. C’était le commencement de la fin pour nous deux. Mais le coup de grâce a été quand Stéphane a perdu du poids, beaucoup de poids. Il était tout excité par les regards qu’on lui lançait, par l’effet qu’il produisait sur les femmes, il acquérait une nouvelle confiance en lui, un pouvoir de séducteur qu’il exerçait sans efforts juste par la force de cet énorme changement. Moi de mon côté, je me sentais moche, sans attraits et complètement submergée par les événements, j’avais autre chose à ajouter à ma routine, au moins une fois par semaine, je devais rencontrer soit un professeur, soit un psychologue, un éducateur ou le directeur de l’école d’Alexandre, car voyez-vous, il avait aussi commencé à se défouler à l’école. Dorénavant, il ne se laissait plus faire, il répliquait et même parfois provoquait. Puis un beau jour, il a demandé à ce qu’on se parle lorsque les enfants seraient couchés. Il m’a annoncé que je ne l’intéressais plus, qu’il étouffait, qu’il n’était pas heureux et que collègues s’en étaient aperçu et qu’ils lui avaient conseillé de refaire sa vie avec quelqu’un qui travaillait et qui serait plus à même de l’aider. J’en aurais ri tellement je trouvais ça ironique, et puis il a ajouté qu’on lui avait dit qu’il ne devait pas sacrifier sa vie pour ses enfants. Moi je n’existais déjà plus, j’étais désormais rayée de son équation. On était d’ores et déjà séparés. J’étais anéantie, tout mon monde s’écroulait. M’étant tellement accrochée à notre illusion de relation de couple jusqu’au bout, je découvris quelques jours après cette conversation que j’étais enceinte de Daniel. Daniel, c’est mon rayon de soleil, mon petit clown, ma bouée, celui qui m’a permis de traverser ma séparation sans dégâts. Je dus alors prendre mon courage à deux mains, abandonner toute cette vie qui m’était familière et repartir à zéro. Je commençai donc une nouvelle vie en appartement avec mes trois enfants, leur père les verrait un week-end sur deux. Et moi je goûtais à quelque chose de nouveau, la liberté et l’indépendance et j’accédais enfin au contrôle le plus important, le contrôle sur ma propre vie. J’ai décidé de me prendre en mains, j’étais très déterminée. J’ai commencé par faire appel à une éducatrice en milieu familial pour Alexandre, car à cette époque il me frappait encore et je commençais à craindre son adolescence. Ensuite j’ai commencé à consulter une psychologue pour régler mes problèmes à moi, c’est à ce moment que j’ai appris que je souffrais d’anxiété sociale. Mon nouvel objectif était d’arrêter d’avoir peur de déplaire aux autres et de faire plutôt les choses qui me plaisaient. Maintenant je fais du bénévolat, et j’adore ça, Alexandre à 10 ans, Benoît 8 ans et Daniel 2 ans. Je m’entends bien avec Alexandre, j’adore avoir de grandes discussions avec lui, c’est un garçon très intelligent qui s’intéresse aux sciences et aux divers phénomènes qui nous entourent. Après un nouveau départ, il a aussi surmonté tous ses problèmes à l’école, et puis moi, moi je m’ouvre plus sur le monde extérieur, je m’exprime plus librement, j’éprouve encore quelques peurs, mais je n’en suis plus esclave, je suis assez fière de moi, je peux maintenant dire que je suis heureuse. Aujourd’hui ce que je recherche chez un homme, c’est quelqu’un qui m’aime vraiment, qui m’aime avec mes craintes, avec mes forces, mes qualités et mes défauts, quelqu’un qui acceptera mes enfants, dont je ne serai pas dépendante, quelqu’un qui ne me retirera pas mon contrôle. Un homme qui, côté sexe, aura autant de plaisir à me faire réagir et à me faire perdre la tête que moi j’en aurai à le faire pour lui, un homme qui me comprenne et avec qui je serai à l’aise pour oser dévoiler mes désirs et à qui, de mon côté j’offrirai aussi beaucoup en retour. Il y en a peut être qui se demandent pourquoi j’ai écrit cette histoire, pourquoi, moi, qui manque encore de confiance en moi, pourquoi moi qui éprouve encore la peur de déplaire, moi qui ai encore besoin d’apprivoiser un groupe pour que je m’y sente à l’aise et qu’il m’apprivoise ensuite à son tour, pourquoi moi j’ai écrit cette histoire. Je vais commencer par vous dire pourquoi je l’ai écrite à présent : c’est parce que j’ai lu les critiques de la première histoire que j’ai envoyée sur ce site et j’ai trouvé qu’ils avaient tous raison. Des histoires comme ça je peux en inventer en 5 ou 10 minutes, après il me reste seulement à mettre de la viande autour de l’os, c’est facile, je ne dévoile rien, et je n’explore pas vraiment les sentiments, uniquement les sensations, je laisse seulement s’exprimer ce côté de moi qui est invisible au regard de mon entourage et que seule ma meilleure amie connaît. C’est d’ailleurs elle qui m’a trouvé ce pseudonyme de Vice caché. J’ai eu envie d’écrire quelque chose de plus difficile pour moi, quelque chose qui me dévoilait, quelque chose qui confrontait ma peur de plaire aux autres, cette histoire est un défi que je me suis lancé, une thérapie dont je ressentais le besoin, mais aussi et surtout, parce que j’en avais envie. Et puis pourquoi j’écris des nouvelles érotiques ? Encore et toujours pour la même raison, pour vous faire réagir, pour, pendant ces courts moments où vous allez me lire, avoir un certain contrôle sur vos émotions et vous faire partager les miennes.